Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/337

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On m’a fort déchiré depuis que j’existe, sans éveiller autre chose en moi qu’un certain dédain.

Mais j’étais vraiment froissé des violences dirigées contre vous. Vous avez bien voulu, vous qui n’avez besoin de rien, ni de personne, désirer une marque publique de mon estime et de mon respect[1]. J’ai été heureux de vous l’offrir et puisqu’il m’a été donné de faire un moment plaisir à votre grande âme, je suis content.

Je serre et je baise votre main.

Victor Hugo[2].


À Charles Griffin[3].


Monsieur,
Hauteville-House, 1er mars 1860.

Je suis très reconnaissant de la communication toute spontanée et toute gracieuse que vous voulez bien me faire. Je n’ai fait aucune modification à l’article biographique que vous trouverez dans ce pli et que vous m’avez fait l’honneur de m’envoyer.

Quelques petits faits inexacts sont moins graves à mes yeux que l’inexactitude des appréciations[4]. Or, je comprends que sur ce point toute liberté doit être laissée à l’auteur de la biographie, dont je reconnais du reste avec empressement la parfaite politesse et la parfaite bonne foi.

Veuillez, monsieur, lui transmettre et recevoir pour vous-même l’assurance de mes sentiments très distingués.

Victor Hugo[5] .


À Paul Meurice[6].


Hauteville-House 1er mars [1860].

Ah çà, je ne lâche pas prise, il nous faut vous, il nous faut madame Meurice, il nous faut un vrai versement de l’avenue Frochot dans la street

  1. George Sand avait, par Hetzel, fait savoir à Victor Hugo qu’elle serait heureuse et fière de se voir défendue par lui contre les attaques qui l’assaillaient de divers côtés ; puis, le 1er février, elle avait remercié Victor Hugo de la lettre adressée à Thécel, et publiée dans L’Indépendance belge.
  2. Gustave Simon. Revue de France, 1er décembre 1922. — Archives de Mme Lauth-Sand.
  3. Inédite. — Charles Griffin était directeur du Dictionary of contemporary Biography.
  4. L’auteur de l’article biographique avait dit, tout en louant Le Dernier jour d’un condamné, que ce roman ne s’accordait pas en doctrine avec les autres œuvres de Victor Hugo.
  5. Communiquée par le British Museum.
  6. Inédite.