Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/543

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À François-Victor[1].


H.-H., 21 mars [1866].

Mon Victor, les journaux se trompent, je n’ai pas écrit à Mme Proudhon. J’ai sous les yeux une lettre publiée où M. Proudhon se déclare l’obligé de l’empereur (sans doute les 6 000 francs qui ont passé par les mains de M. Malher). Il y a encore beaucoup d’autres raisons pour que je ne fasse point cortège à cette mémoire. — Êtes-vous décidément tous d’avis que j’écrive à M. Rogeard ? Il me semble qu’il eût pu m’envoyer sa brochure. Je n’en connais que la première page. Si vous persistez dans cet avis, écris-le-moi, et j’écrirai. Je ferai comme si M. Rogeard m’avait envoyé Labienus. Ce que j’en ai lu du reste est très bien. — À une grande distance de ta chère et admirable mère, tu as ici, dans deux maisons à droite et à gauche de Hauteville-House, deux autres mères qui me chargent de t’envoyer leurs tendres embrassements[2]. Tu es aimé, mon Victor. Tu le mérites, tu mérites aussi d’être heureux.

Travaille, c’est le point d’appui.

Je ne reçois toujours pas l’épreuve de ma préface Pagnerre.

Moi aussi de mon côté, je travaille. Et j’avance.

Profondes tendresses à vous trois.

V.[3]


À Madame Victor Hugo[4].


H.-H. Mardi [mars 1866].

Tu m’écris sur ce livre une page exquise. Tu es en effet un grand esprit, et un grand cœur. Chère bien-aimée, je suis content de te plaire sous la forme auteur. J’espère que la suite ne gâtera pas le commencement. Vacquerie et Meurice m’écrivent des lettres enthousiastes. Voici une lettre de M. Millaud avec ma réponse dernière.

Mon Victor bien-aimé, qui m’as écrit il y a huit jours une si charmante lettre, je te prie de communiquer la lettre Millaud et ma réponse à

  1. Inédite.
  2. Mme Drouet, qui habitait Hauteville-féerie, et Mme de Putron, mère de la fiancée de François-Victor morte l’année précédente.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.