Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/101

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À Frédérick Lemaître.


2 7bre. Namur.

Je vous écris en hâte quelques mots, mon cher M. Frédérick. Le jour de mon départ, M. A. Joly est venu me voir en qualité de directeur de la Porte Saint-Martin. Je lui ai redit combien vous êtes à mes yeux un grand et admirable artiste, comédien et tragédien à la fois. Il m’a paru comprendre tout, excepté ce que je lui disais de la nécessité d’aller vous trouver, il résiste à faire le premier pas ; voyez si vous pouvez le rencontrer sur terrain neutre. J’ai bien regretté de quitter Paris le jour même, car je vous aurais réunis chez moi. Enfin je vous envoie tous ces renseignements pour que vous en usiez comme vous le croirez utile à vos intérêts.

Un homme comme vous trouve la gloire et la fortune partout.

Vous savez quels sont mes sentiments pour vous.

Victor Hugo[1].


À François-Victor.


[1834-1836.]
À Toto.

Je te prie instamment, mon cher petit Toto, de demander dix sous de ma part à ta maman et de penser ce soir quand tu t’endormiras à ton petit papa qui dormait si bien près de toi, mon pauvre amour, et qui maintenant déchire ses souliers aux cailloux qui sont sur le bord de la mer.

Je baise tes petites mains.

V.[2]


À Adèle.


22 mai.

Je réponds tout de suite, ma Dédé, à ta bonne petite lettre qui me fait tant de plaisir. Je t’envoie ce petit livre pour t’en remercier. Tu y trouveras, mon ange, tout ce qu’il faut dire le dimanche au bon Dieu. Et puis cherche

  1. Bibliothèque Nationale. Copie.
  2. Bibliothèque Nationale.