Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/128

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palmes à cueillir. Courage ! et la victoire nous appartient. Un livre comme le vôtre est déjà une bataille gagnée en faveur de la bonne cause.

Mon père m’a parlé de vous d’une manière qui m’a plu. Et vous, que pensez-vous de ce respectable vétéran ?

Adieu, mon ami, écrivez-moi souvent de ces lettres qu’on relit toujours.

Victor.

J’ai changé de demeure. Mon adresse actuelle est rue de Vaugirard, n° 90.

Ma femme vous fait mille compliments[1].


1825


À Monsieur Raynouard[2].


Paris, 2 juillet 1825.
Rue de Vaugirard, 90.

Je remercie beaucoup M. Raynouard d’avoir bien voulu m’envoyer les six billets ci-inclus. Je l’avais prié de vouloir bien m’en envoyer deux ou trois qui fussent revêtus de sa signature et pussent me servir de passeport pour l’entrée privilégiée. Ne les recevant pas, je présume que ces entrées de faveur ont été supprimées ou que M. Raynouard n’a pas pris garde à cette demande de ma part. Comme ni mon père, ni ma femme ni moi ne comptons nous servir des billets ci-joints, je me hâte de les renvoyer à M. Raynouard afin qu’ils ne se perdent pas[3].

Je le prie du reste d’agréer de nouveau l’expression de ma reconnaissance, et de croire à la haute estime avec laquelle j’ai l’honneur d’être Son très humble et très obéissant serviteur.

Vor Hugo[4].
  1. Communiquée par la librairie Cornuau.
  2. Inédite.
  3. Institut de France.
    Académie Française.
    Le Secrétaire perpétuel de l’Académie.
    6 juillet 1825.
    Monsieur,
    Je regrette beaucoup que vous n’ayez pas pris la peine d’examiner les billets que vous m’avez renvoyés. Vous auriez lu sur ceux qui vous étaient destinés et à votre famille{{c|Places du CentreEt au bas
    On entrera par la grande porte du palais de l’Institut.
    J’aime à vous donner cette explication, parce que j’avais fait pour vous être agréable tout ce que la circonstance me permettait, ainsi que je m’empresserai de le faire toutes les fois qu’il se présentera quelque occasion de vous donner des témoignages des sentiments d’estime et d’attachement que vous m’avez inspirés.
    Raynouard.
  4. Communiquée par la librairie Cornuau.