Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/15

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comité Crémieux ne m’a même pas accusé réception (et a reçu), seul, M. d’Haussonville m’a témoigné reconnaissance, cordialité et effusion. Je vous dis ces faits confidentiellement. Cela étant, je crois utile et juste de publier la lettre de M. d’Haussonville. Si c’est aussi votre avis, la voici pour le Rappel. Il faudrait, je crois, la publier intégralement.

Je suis encore sous le charme de votre belle page d’hier sur la censure. Il vous plaît d’être le plus grand journaliste politique du temps, vous l’êtes. Vous pouvez tout ce que vous voulez.

À vous. Ex imo.
V.[1]


Au même.


14 février.

Cher Auguste, vous avez raison. Il faut publier les trois lettres. Justement je reçois ce matin la lettre du comité Crémieux. Voici donc les deux autres lettres. Vous remarquerez que je renonce à m’orner de la considération et des sentiments plus ou moins distingués des comités Crémieux et Magenta (républicains qui ne parlent pas de la République) mais je constate volontiers la « haute considération » des royalistes. Je crois qu’il faudrait finir par la lettre d’Haussonville.

À vous — ex imo corde.
V.[2]


Au baron Taylor.


25 février 1874.
Mon cher vieil ami.,

Je fais ce que je peux, mais hélas, je ne peux pas tout. Tant de détresses s’adressent à moi ! je suis débordé. Voici une infortune que je ne puis, à mon grand regret, soulager. Lisez cette lettre. Elle vous touchera. Vous êtes président de la société des artistes dramatiques. Vous pouvez beaucoup, il me semble. Je vous recommande madame Dupuy. Et, à travers tous nos deuils, et toutes nos années, je vous serre la main.

Victor Hugo[3].
  1. Actes et Paroles. Depuis l’exil. Historique. Édition de l’Imprimerie Nationale.
  2. Actes et Paroles. Depuis l’exil. Historique. Édition de l’Imprimerie Nationale.
  3. Arts et métiers graphiques, 15 juillet 1933.