Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/166

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À Auguste Vacquerie[1].


20 juillet.

L’enfant est toujours bien malade et nous bien tristes. Mais c’est une consolation que la poésie, c’est presque efficace pour le cœur comme une prière. Je vous remercie. Vous m’envoyez des vers superbes et qui suffiraient à eux seuls pour vous donner une des plus hautes places parmi ces amis dont je suis fier.

Je vous serre la main.

Victor Hugo[2].


À Monsieur Joseph Bard[3].


22 juillet.

Je vous remercie, Monsieur. En prose comme en vers, vous défendez éloquemment cette ancienne France, notre mère. Vous mêlez à vos études d’antiquaire le sûr instinct du poëte. Je souhaite que votre noble province de Bourgogne vous inspire quelque jour un ouvrage complet où revivront ses vieilles églises et son vieux peuple.

Quant aux vers que vous voulez bien me demander pour vos excellentes revues provinciales, je ne sais comment vous dire que je n’en ai plus. Vous le savez cependant. J’ai mis tout ce que j’avais dans ce volume qui vient de paraître[4]. Il faut maintenant que j’attende une nouvelle saison qui fasse pousser quelques fleurs à mon maigre buisson. Je suis comme ces oiseaux qui ne chantent pas toute l’année. Pardonnez-moi d’être muet maintenant, ce n’est pas ma faute.

Agréez, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.

Victor Hugo[5].


À Louis Noël[6].


17 7bre. Paris.

J’espérais vous trouver encore à Paris, j’arrive, vous êtes parti. C’est un vrai chagrin pour moi. Ma femme m’a dit le vôtre. Nous nous sommes

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. Les Voix intérieures.
  5. Collection Louis Barthou.
  6. Inédite.