Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/168

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1838


À Méry[1].


20 janvier 1838.

Que vous êtes bon, mon poëte, et que vous êtes heureux ! Faire éclore de pareils vers avec 14 degrés de froid, c’est avoir plus de rayons dans l’âme que le soleil n’en a au ciel. Quel magnifique privilège vous avez là. Ma femme a pleuré ; moi j’ai été touché jusqu’au fond du cœur. Et puis ce soir, j’ai lu vos vers à Doña Sol, toute palpitante de son triomphe, et cette ravissante poésie a trouvé moyen de l’émouvoir encore après les acclamations de toute la salle. C’est que quatre vers de vous, c’est de la gloire. Mme Dorval[2] a une couronne, vous venez d’y attacher des diamants.

Je vous aime.

Victor Hugo[3].


À Auguste Vacquerie[4].


[29 janvier 1838.]

J’ai montré hier vos beaux vers à Doña Sol, et j’ai été fier et heureux de lui dire que ce poëte de tant de grâce et de talent est mon ami. Elle m’a chargé de vous remercier, et moi, je vous envoie bien vite un bon serrement de main.

Victor H.[5]


À Monsieur Edmond Leclerc[6].
Au bureau du Journal de Paris.


7 février.

C’est, monsieur, une attention bien charmante, que de m’avoir envoyé votre article.

Je voulais vous féliciter de tout ce qu’il contient d’excellent et comme

  1. Inédite.
  2. Méry avait fait des vers sur la reprise d’Hernani au Théâtre-Français en janvier 1838 où Mme Dorval avait, pour la première fois, joué Doña Sol.
  3. Communiquée par la librairie Cornuau.
  4. Inédite.
  5. Bibliothèque Nationale.
  6. Inédite.