Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/173

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vous prendrez pied tout de suite dans le journal, et une fois entré, vous y ferez ce que vous voudrez.

Pesez tout ceci, et voyez ce que vous en voulez faire. Ce que vous déciderez sera bien décidé.

J’ai vu hier Louis, et les oreilles ont dû vous tinter. Il y a deux coins dans Paris où l’on vous aime, la rue de l’Ouest et la place Royale.

À bientôt, n’est-ce pas ? — Et à toujours.

Votre ami.

V. H.[1]


À Madame de Salvandy[2].


Mardi soir 20 9bre.

Je ne veux pas, madame, perdre une minute avant de vous écrire ; j’apprends à l’instant par M. Billing que j’ai été attendu chez vous à l’heure du dîner jeudi dernier. Je ne sais vraiment comment m’expliquer cette petite fatalité taquine qui s’acharne après moi. Ce que je puis vous affirmer, c’est que votre gracieuse invitation ne m’était pas parvenue. Je reçois beaucoup de lettres dans ce moment-ci, beaucoup trop, madame, puisqu’une lettre de vous a pu se perdre dans le nombre. Je ne puis vous dire à quel point je suis mortifié du petit ennui que je vous ai involontairement causé ainsi qu’à monsieur de Salvandy. Je vous en offre autant d’excuses que si c’était ma faute. J’irai très prochainement serrer la main à monsieur le ministre de l’Instruction publique, dès que je serai délivré d’un travail qui m’absorbe en ce moment.

Veuillez en attendant, madame, me permettre de mettre à vos pieds mes plus respectueux hommages et mes plus vifs regrets.

Victor Hugo[3].


À Anténor Joly[4].


Lundi [novembre 1838].

Voici, mon cher Anténor, votre exemplaire et celui de M. Davin de Santiny[5]. Voulez-vous être assez bon pour le lui remettre ? Venez donc me voir avec lui.

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Communiquée par la librairie Cornuau.
  4. Inédite.
  5. Exemplaire de Ruy Blas, publié en novembre 1838.