Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/200

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À Madame Victor Hugo[1].


[Pont de l’Arche, 5 octobre 1842.]

Je viens de la pension.

Je pense, chère amie, que tu n’as pas voulu faire rentrer Charles par cette belle journée d’hier. Tu as bien fait. C’était un dernier rayon de soleil ; ce devait être un dernier jour de vacances.

Je ne crois pas pouvoir aller à St-Prix avant samedi. Je suis accablé d’affaires, outre mon travail, l’Académie, la commission des auteurs, etc. J’ai fini pourtant mon second acte et par conséquent j’ai dépassé les deux tiers de la pièce. Les deux premiers actes font treize cent soixante vers[2].

Puisque vous rentrez le 11, tu parleras toi-même à M. Louis[3] pour Charles. Si tu y tiens pourtant je m’en chargerai, mais en ce moment, je m’en chargerai[4]. — Quant aux arrangements d’emménagement, je resterai encore huit jours à l’auberge si tu le désires.

À samedi donc. En attendant, embrasse pour moi tous nos chers enfants, ma Didine, mon Charlot, mon Toto et ma Dédé ; je pourrais me dispenser de cette litanie, mais j’ai du plaisir à écrire leurs noms comme à baiser leurs joues.

V.[5]


À Auguste Vacquerie[6].


St-Prix, 17 octobre.

Cher poëte, quel malheur ! nous qui nous réjouissions l’autre jour dans votre belle œuvre et votre beau succès. Dieu est bien grand, mais bien caché.

Toutes mes amitiés à M. Charles. Mettez cette lettre aux pieds de madame Lefèvre.

Votre ami.
Victor H.[7]
  1. Inédite.
  2. Il s’agit des Burgraves, dont le deuxième acte a été fini le 2 octobre. Le nombre des vers diffère un peu du total indiqué au manuscrit : 1 420, mais il peut y avoir eu des suppressions à la révision.
  3. Le docteur Louis.
  4. La lecture n’est pas douteuse, mais il y a dans cette répétition un lapsus.
  5. Bibliothèque Nationale.
  6. Inédite.
  7. Bibliothèque Nationale.