Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/201

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1843


À François-Victor[1].
22 mai.

Mon Toto, ceci est pour toi, car je veux que chacun ait sa part. Et toi, mon enfant chéri, comment pourrais-je t’oublier ? Moi qui pense à toi à chaque instant.

Écris-moi de ton côté, rends-moi compte de tout ce que tu fais, de ta santé, de tes plaisirs, de tes jeux et de ton travail. Obéis bien à ta bonne mère. Fais-tu exactement tes vingt vers de Virgile chaque matin ?

Dis à ma Dédé de ma part qu’elle s’étudie à ne plus bégayer, et avertis-la dans l’occasion, je t’en charge.

Je sais que Cocotte est très heureuse et qu’elle te rend très heureux, mais il ne faut pas qu’elle te fasse oublier Virgile.

Ô mon pauvre petit Toto, que je voudrais bien t’embrasser, et que je serai heureux quand je te tiendrai sur mes genoux !

Ton bon père.
V.[2]


À Auguste Maquet[3].


23 mai.

Je ne vous ai pas vu après ma lettre, mon cher et excellent confrère, vous ne m’avez pas écrit, j’en ai conclu que vous rejetiez mon petit amendement, et de peur de laisser échapper le temps utile, j’ai fait tout bonnement la chose comme vous la vouliez. J’ai vu Armand Bertin, M. (Alloury ?) rendra compte du Beau d’Angennes, Armand m’a promis de le lui recommander expressément. Je crois que maintenant vous ferez bien de les voir tous les deux, et votre libraire aussi. Je persiste à croire que quelque chose de plus direct eût mieux valu, mais enfin fiat voluntas tua.

Je suis à vous pour cela comme pour tout, et je vous serre la main.

Votre ami.
Victor H.[4]
  1. Inédite.
  2. Collection Louis Barthou.
  3. Inédite.
  4. Communiquée par M. Matarasso.