Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/220

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Au même[1].


Vendredi matin.

La place Vendôme me prie de vous prier de lui être particulièrement dévot ce soir, vendredi-saint, jour d’abandon. Venez de bonne heure. Nous ne serons probablement que cinq, y compris vos deux admirateurs de la rue Godot-de-Mauroy. Si nous ne sommes que cinq, nous serons bavards comme des oiseaux et nous dirons des vers. Si on est six ou sept, nous serons muets comme des poissons et nous mangerons des pommes d’api.

Je voudrais bien vous entendre dire de ces beaux vers que vous faites, et je serai heureux de vous serrer la main.

V.

J’irai voir aujourd’hui M. Garnier. Je n’y pourrai être qu’à une heure et demie. C’est rue Charlot 18, n’est-ce pas[2] ?


1850


À Paul Meurice[3].


Mardi midi [23 avril].

Dimanche, dans ce tourbillon, cher poëte, j’ai pu à peine vous dire deux mots, je m’en suis dédommagé hier en parlant de vous toute la soirée. Que de talent vous avez dépensé depuis quinze jours dans l’Événement et dans la Presse ! Que de mots profonds et vrais ! Que d’idées hautes et nobles ! Nous nous en sommes donné à cœur joie sur votre compte, Émile de Girardin et moi. Pourquoi n’étiez-vous pas là ? Dédommagez-moi, à votre tour, en venant demain à midi manger une côtelette avec vos amis de la Tour d’Auvergne. Nous causerons. Girardin dit que tout ceci sert l’Évènement, et qu’avant six mois il aura 10 000 abonnés.

À demain matin, n’est-ce pas ?

Je vous serre les deux mains. Vale et me ama.

V.[4]


À Monsieur A. Gillard[5].


[1er décembre 1850.]

Je ne sais pas, monsieur, comment il se fait que vous n’ayez pas été admis près de moi. Venez un dimanche soir vers neuf heures et demie, et faites-

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. Bibliothèque Nationale.
  5. Inédite.