Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/223

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teur des représentants qui se sont déjugés pour la rétroactivité. Cela te fera de la copie.

Et puis, viens dîner, nous causerons utilement. J’ai déjà parlé très sérieusement à Charles. Je pense qu’il a compris et qu’il travaillera.


À Paul Meurice[1].


5 h. [1851].
Cher poëte.

Voici des faits qu’il serait utile de dire ce soir même, car c’est prouver qu’on est bien informé.

1° On disait aujourd’hui à l’Assemblée que le Valette de Belle-Isle est changé. C’eût été un soufflet de l’Élysée à la majorité (hier Persigny a voté avec la gauche) mais Baroche assurait le contraire. Il y a pourtant des élyséens qui persistent à affirmer la chose.

2° Les soixante pétitions imprimées déposées par le gal de Bar pour la revivion et la prorogation ne portent aucun nom d’imprimeur. Cela est certain. Vérification a été faite (par Noël Parfait) à la questure.

3° La commission pour la proposition Chapot a décidé aujourd’hui qu’aucune femme ne pourrait pétitionner en matière d’intérêt général. — Loi salique rétablie en attendant la monarchie.

Je vous serre les deux mains.

Victor H.[2]


1852


À Monsieur Crémieux,
Représentant du Peuple[3].


Bruxelles, 8 janvier 1852.

Votre lettre a été pour moi un cordial. On n’est pas proscrit, on n’est pas exilé, on n’est pas vaincu, tant qu’on peut se réfugier dans un cœur comme le vôtre. Cher ami, je suis ici à la fois triste et heureux comme je ne l’ai jamais été, triste pour la France à cause de cette grande honte publique qui pesé sur elle, heureux au fond de l’âme de toutes les joies de la conscience satisfaite.

Je note tous les faits du 2 décembre quæque vidi. Envoyez-moi donc tous

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.