Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/276

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(Pas œuvres diverses. Vieux et vague.) Je lui indiquerai également où il doit placer la lettre sur les Alpes. Probablement dans Littérature et Philosophie mêlées. — Je suis charmé de ce que vous m’écrivez quant à H. Descamps. — Je suis sûr, sûr, sûr d’avoir écrit (par vous) à M. Régulus Fleury. La lettre aura été interceptée. C’était au sujet d’un Pontmartin quelconque. M. Fleury avait quelque peu fouaillé cet être et je lui envoyais mon remercîment. — Cher et admirable ami, nous vous aimons bien ici.

Encore une peine. Voudriez-vous faire emballer les porcelaines, plus le gros vase de terre cuite dorée, et nous envoyer le tout en faisant précéder l’envoi de la lettre de voiture dûment expédiée à Guernesey afin qu’on ne nous fasse point payer le double comme c’est arrivé pour les autres caisses. — Et puis je ferme bien vite cette lettre, en vous embrassant tendrement.

V.

Je n’ai pas le temps de relire. Si j’oublie quelque chose, ce sera pour la prochaine lettre. Voudrez-vous remettre ce mot à M. Henri de Lacretelle ?

Remerciez Mme Monnier de son excellentissime fromage. Que n’êtes-vous là pour le dévorer avec nous !


À Auguste Vacquerie[1].


Hauteville-House, 27bre.

Cher Auguste, vous savez avec quel déplaisir je subis la parodie de mes drames en opéras italiens. Je ne puis l’empêcher, mais j’ai toujours protesté. Le théâtre italien y ajoute le vol de mes droits auquel la justice du quart d’heure actuel l’a autorisé, ce sera une affaire à régler plus tard, et je comprendrai dans ma réclamation et ma revendication le théâtre qui me vole et les juges qui sanctionnent le vol. Voilà pour mes drames en italien.

Quant à Lucrèce Borgia, ou tout autre drame de moi, arrangé en français avec musique, jamais je n’en autoriserai la représentation en France. La prétendue autorisation donnée au théâtre de Bordeaux est le résultat d’une méprise. La demande m’a été transmise par mon cousin de Tulle, Léopold Hugo. J’ai cru qu’il s’agissait de Lucrèce Borgia en italien, et j’ai répondu quelque chose comme ceci :

Les honnêtes tribunaux d’à présent ayant autorisé le théâtre de Paris à me voler, le théâtre de Bordeaux est bien bon de m’en demander la permission. — C’est cela que le directeur de Bordeaux a pris pour une autorisation.

  1. Inédite.