Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/281

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À François-Victor[1].


Bruxelles, 8 mai 1861.

Cher fils, Charles m’ayant dit qu’Adèle et toi vous désireriez venir à Bruxelles et que vous souhaiteriez que je fisse pour vous ce que j’ai fait pour lui, c’est-à-dire que je vous avançasse la dépense de votre voyage à compte sur les 500 fr. que j’ai promis à chacun de vous, je m’empresse d’y consentir, et de te l’écrire. Vous pouvez donc, Adèle et toi, venir ici comme Charles, sans vous inquiéter des frais de votre voyage que je paierai et qui seront défalqués sur les 500 fr. de l’album. Voilà qui est réglé. Et quant à moi, je suis tout heureux de vous embrasser, ta sœur et toi, plus tôt que je n’espérais.

À présent, parlons de l’Admiral Windham.

Il quitte aujourd’hui même 8 mai Rotterdam et porte à Guernesey trois caisses et un ballot marqués VH et numérotés de 1 à 4. Tu recevras ce mot avant son arrivée. Réoccupe-toi, je te prie, du débarquement des quatre colis, tous très précieux. Fais-les transporter immédiatement à la maison. Je recommande expressément qu’on n’en ouvre aucun. Il est stipulé dans mes conventions avec Hudig et Pieters qu’ils seront ouverts en ma présence, pour les responsabilités encourues en cas d’avaries.

Il y aura à payer :

1° Pour débours (transport de Bruxelles, etc.) à rembourser aux expéditeurs

1liv 10sch 4p

2° Pour transport par le navire Admiral Windham jusqu’à Guernesey

1 4

2 liv. 14 sch. 4 p. (British)

Je crois qu’il y aura quelques autres menus frais (droit de port, etc.) à Guernesey. Fais payer le tout par Marie qui me le comptera. Je te recommande, cher enfant, de faire en sorte que ces colis soient traités avec le plus grand soin, et touchés comme de la porcelaine, qu’ils sont. Je me dépêche de fermer cette lettre pour qu’elle parte aujourd’hui même. Je t’envoie toutes les tendresses. J’arrive de Waterloo. Nous dînons ce soir Charles et moi chez Laussedat avec l’Indépendance belge. Mille choses à tous.

  1. Inédite.