Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/322

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que vous êtes bon et charmant, vous, de m’avoir pardonné ce silence ! Vous avez bien fait, en réalité, puisque je vous avais écrit.

Voici la liste des exemplaires à donner. J’en envoie le double à Vacquerie. Contrôlez-la ensemble. C’est Victor qui l’a dictée ; mais il peut y avoir des oublis.

Je me mets dans l’ombre de vos ailes, disait Voltaire en écrivant à d’Argental. Moi je le pense en écrivant à vous.

Tuus.
V.[1]


À Auguste Vacquerie[2].


H.-H., 24 juin.

C’était moi, cher Auguste, qui pour équilibrer les volumes, avais dit : Mettez dans le T. X Javert déraillé, mais je me range bien vite à votre avis. Vous devez être accoutumé à ma docilité. Cela finit tout à fait le drame du tome IX en effet, et peu importe un tome mince après trois gros. Donc ordonnez en ce sens.

Je me serais attendu à bien des choses plus qu’à cette demi désertion de Nefftzer. Elle m’attriste. J’avoue que Nefftzer, vieil ami de prison et de lutte, me tenait et me tient au cœur.

Quant aux citations, je comprends votre embarras. Cependant voici quelques indications. — Louis-Philippe, avec des coupures selon le journal. — Les vers de Jean Prouvaire. — Le lever d’une jeune fille (Aurore. Tome IX.) — La nuit de noces. (Nuit blanche. Tome X). — Les petites chansons de Gavroche. Je n’ai qu’un Dieu, qu’un roi, etc. — Où vont les belles filles. — Peut-être enfin quelques pages de l’argot et de l’égout. On ne peut toucher à l’action, c’est évident. — Croyez-vous qu’il y aurait obstacle à citer les deux redoutes de 1848, Charybde et Scylla ? Oui, vous pouvez juger souverainement. Je ne vois le terrain que de loin. En y songeant, je crois qu’il vaut mieux ne pas toucher à cela. Voici ma lettre à Lamartine. Lisez-la, vous trois, avant de l’envoyer. Voudrez-vous remettre ce mot à Meurice. Je reçois grâce à vous, le Charivari. Cela fait un vif plaisir à tous les oiseaux de ma cage et de ma solitude. C’est de la joie et souvent du bon rire. J’écrirai à L. Huart pour le remercier. Ne vaut-il pas mieux faire d’une lettre deux remerciements et attendre après la publication des quatre derniers volumes ? Votre avis.

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.