Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/325

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La situation n’a pas changé. Quoique je n’aie pas peut-être, à ce qu’il paraît, immensément à me louer des Débats à cette heure, cela ne peut rejaillir jusqu’à Mlle Louise Bertin, et je dois répondre aujourd’hui comme autrefois : Mlle Bertin est maîtresse absolue de cet opéra. Adressez-vous à elle. Ce qu’elle décidera sera ma loi de conduite. — Vous qui comprenez toutes les choses délicates, vous comprendrez ceci, et vous le ferez comprendre à l’auteur nouveau de l’opéra et à nos excellents amis MM. Testelier et Boucher.

Est-ce que vous seriez assez bon pour transmettre la lettre ci-incluse ? Je ne sais comment m’y prendre pour être sûr qu’elle arrivera.

Voilà trois pages d’affaires et de charabia ennuyeux. Je ne veux pas finir sans vous dire et redire que vous avez en moi un ami et que je reste votre auteur, entendez-vous bien ?

À vous, ex intimo[1].


À Auguste Vacquerie[2].


H.-H., dim. 28 juin.

Cher Auguste, il me semble que voilà des siècles que je n’ai causé avec vous. J’ai pourtant besoin de vous dire combien j’ai retrouvé dans cette publication et dans tous les soins pris par vous, votre admirable amitié.

D’après ce que j’entends dire, le succès est grandissime. Kesler a eu son exemplaire, et Marquand n’a pas eu le sien. Dites de ma part à M. A. Lacroix de le lui envoyer bien vite, car ce pauvre brave Marquand est tout triste et se croit oublié.

Moi qui hais novembre, j’attends pourtant avec impatience l’hiver prochain, car il nous donnera un drame de vous. Cela rachète bien des giboulées. D’avance j’éclate en applaudissements.

À vous.
V.[3]


Au même[4].


H.-H., 2 juillet.

Cher Auguste, je vous ai obéi ; j’ai ôté splendeur et génie, j’ai ôté jugez-moi, seulement j’ai laissé l’aube qui est une vérité, et il m’a été impossible de ne pas conserver, à quelques mots près, cette fin affectueuse et cordiale qui est

  1. Collection Jules Hetzel.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.