Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/33

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


À Auguste Vacquerie[1].


Samedi [9 octobre 1875].

Je lis ce beau livre[2], je le retrouve. Je ne veux pas attendre à demain pour vous dire mon émotion, j’ai relu les pages sur mes fils, quel homme vous êtes ! Quel penseur, sous l’improvisateur. Je vous aime profondément, ô grand esprit ! ô grand cœur !

V. H.[3]


À Madame Jules Simon[4].


Dimanche 24 octobre.

Je commence, Madame, par me mettre à vos pieds. Cette attitude me plaît et me convient, et puis je vous adresse ma requête. Venez, vous, Jules Simon que j’aime, et vos deux charmants fils, dîner tous les quatre avec nous jeudi prochain 28 octo. (à 7 h. 1/2). Le docteur Sée et Laurent-Pichat seront des nôtres. Et ensuite, dès que la grippe aura quitté la rue de Clichy, la rue de Clichy sera aux ordres de la place de la Madeleine.

Je serre la main de Jules Simon, et je baise respectueusement votre main, Madame.

Victor Hugo[5].


À Paul de Saint-Victor.


17 9bre.

Vous êtes un si grand esprit qu’un mot de vous est une gloire, et moi je vous dois des pages, de puissantes et magnifiques pages qui encadrent et honorent mes travaux.

Comment vous exprimer mon émotion, cher et noble confrère...

V. H.[6]


À Charles Monselet.


18 décembre 1875.

Je lis, cher confrère, votre page charmante et douce. Je sens que vous m’aimez un peu. Être aimé, j’ai besoin de cela avant de mourir, et avant que je meure aussi, dînons ensemble.

  1. Inédite.
  2. Aujourd’hui et demain.
  3. Collection Pierre Lefèvre-Vacquerie.
  4. Inédite.
  5. Communiquée par Gustave Simon.
  6. Collection Paul de Saint-Victor.