Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/351

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À Edmond Bacot[1].


Hauteville-House, 12 juin.

Venez, Monsieur ; vous nous ferez le plus vif plaisir, je me mets à votre disposition, apportez vos instruments dont vous usez avec un art si merveilleux. J’ai les ouvriers chez moi en ce moment, et je ne pourrais vous offrir une chambre présentable, mais vous dînerez tous les jours avec nous en famille ; les amis tels que vous s’ajoutent à la famille et en sont l’augmentation charmante.

Charles est absent, mais toutes nos cordialités réunies tâcheront de le remplacer. Nous vous attendons et nous vous remercions. Je vous serre la main.

Victor Hugo[2].


À XXX[3].


Hauteville-House, 17 juin.

Cher Monsieur, j’ai tout reçu aujourd’hui, la livraison en double exemplaire, et le beau dessin de M. Quéroy, si ressemblant, si émouvant pour moi. Je vous écris dans cette émotion. Si jamais vous me faites l’honneur et la grâce de venir à Hauteville-House, vous verrez sur le premier plan de ma bibliothèque de paysan guernesiais la splendide collection de la Gazette des Beaux arts entre le Moniteur et l’Encyclopédie, comme l’Idéal entre l’histoire et la science. Toute la reliure possible à Guernesey sera épuisée pour la Gazette des Beaux arts. Je ne saurais vous dire comme vos lettres me touchent. Vous êtes un charmant écrivain et un bon cœur.

À vous bien cordialement.

Victor Hugo.

Serez-vous assez bon pour transmettre les deux lettres que voici. L’une est pour M. Quéroy. Lisez-la. Il me semble que je lui donne une bonne idée. Soyez juge de cela, et de tout[4].

  1. Inédite.
  2. Communiquée par M. Jordan.
  3. Inédite. — On peut admettre que cette lettre, sans nom de destinataire, était adressée à M. Charles Blain, alors rédacteur en chef de la Gazette des Beaux-Arts qui venait de publier Les Rues et Maisons du Vieux Bois avec les eaux-fortes de Quéroy.
  4. Communiquée par la librairie Cornuau.