Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/58

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par vous applaudissait, j’ai pleuré[1]. Cette larme que vous avez fait couler est à vous, et je me mets à vos pieds.

Victor Hugo[2].


À Paul Meurice[3].


29 novembre 1877.
Cher Meurice,

Il y a des choses qu’on n’atteint pas, votre dignité est de celles-là. Vous défendre, c’est presque vous offenser. À côté des choses qu’on ne peut altérer ni amoindrir, permettez-moi de mettre mon inexprimable reconnaissance pour votre tendre et généreuse amitié. Vous êtes une âme magnanime. Il y a entre nous quarante ans de dévouement réciproque et désintéressé ; et le débiteur, c’est moi. L’estime et le respect seuls peuvent approcher de vous, doux et admirable penseur, incomparable ami.

Victor Hugo[4].


À Monsieur Degard,
Directeur des représentations de Hernani.


Paris, 17 décembre 1877.
Monsieur,

Je sais avec quel zèle et quel talent vous avez monté Hernani pour les représentations des départements, je vous remercie ainsi que les artistes distingués que vous avez choisis pour auxiliaires, et je vous envoie tous mes encouragements et tous mes vœux de succès.

Victor Hugo[5].


À Paul Meurice[6].


24 Xbre.

Comme toujours, cher ami, je suis votre conseil, je relie les deux tronçons du massacre[7] qui feront le chapitre xv, ensuite viendra le chapitre xvi,

  1. Reprise d’Hernani au Théâtre-Français le 21 novembre 1877.
  2. Mémoires de Sarah Bernbardt. — En citant la lettre, Sarah Bernhardt ajoute : « Il y était joint un petit carton contenant un bracelet-chaînon, auquel pendait une goutte en diamant ».
  3. Inédite.
  4. Bibliothèque Nationale.
  5. D’après un fac-similé publié en brochure et suivi d’une revue de la presse. — Bibliothèque Nationale.
  6. Inédite.
  7. L’Histoire d’un Crime.