Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/63

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J’ai tâché de mettre le géant Paris dans l’enfant Gavroche ; ce rêve, vous allez le réaliser. Le peuple vous applaudira. Je vous envoie tous mes vœux de succès et je serre vos mains cordiales.

Victor Hugo[1].


À Charles Monselet.


17 mai.

Vous comprenez, n’est-ce pas, que j’ai besoin de serrer la main qui a écrit sur moi cette belle, noble et cordiale page ?

Soyez assez bon, ô le plus charmant des confrères, pour venir dîner lundi prochain 21 avec vos amis de la rue de Clichy.

M. Georges vous salue. Mlle Jeanne vous embrasse, et moi je vous aime.

V.[2]


Au rédacteur en chef de La Chanson[3].


Mon cher confrère,

La chanson est une forme ailée et charmante de la pensée ; le couplet est le gracieux frère de la strophe ; nous sommes de la même famille.

Je vous envoie mes vœux de succès avec mon plus cordial serrement de main.

Victor Hugo[4].


À Madame Gagneur[5].


23 juin 1878.
Madame,

L’idée est belle et grande. J’y adhère de toute mon âme devant Dieu et de tout mon cœur devant les mères[6].

Ah ! vous avez raison. Venez au secours des innocents et les plus augustes des innocents, ce sont les enfants. Ce que vous faites aujourd’hui, l’État, honteux de manquer à ses devoirs, le fera un jour.

En attendant, Madame, soyez bénie dans votre bonne œuvre[7].

  1. Le Rappel, 19 mai 1878.
  2. Communiquée par la librairie Cornuau.
  3. La Chanson, revue mensuelle, publia, en tête de son deuxième numéro, en juin 1878, la lettre de Victor Hugo.
  4. Le Rappel, 21 juin 1878.
  5. Inédite.
  6. Mme Gagneur avait pris l’initiative de la fondation d’une société protectrice des enfants naturels.
  7. Actes et Paroles. Depuis l’exil. Documents. Bibliothèque Nationale.