Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/67

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À maire de Mâcon.


Guernesey, 16 août 1878.
Monsieur,

Je m’associe aux honneurs rendus à Lamartine. J’admire le grand poëte, j’honore le grand orateur. Je le vois toujours tel que la France l’a vu, admirable dans le livre, superbe à la tribune.

Je salue cette grande ombre.

Victor Hugo.


À Paul Meurice[1].


Guernesey, 30 août 1878.

Premièrement : la joie. Vous avoir ici, vous et vos chères filles, vous voir, vous parler, vous entendre, ce sera une fête.

Deuxièmement : les affaires ; soyez assez bon pour faire encaisser par Rothschild (outre les 17 256 fr.) les 10 000 fr. de Calmann Lévy, et les 10,000 (en plus, tant mieux) d’Hernani. Priez-le de joindre tout cela à l’argent qu’il a pour moi en dépôt ; à mon retour, je lui dirai ce qu’il en faudra faire.

Cela dit, reparlons de nous. Je vais donc vous revoir, vous embrasser, vous consulter. Tout va bien ici. Madame Drouet est, vous le savez, toute l’espérance de ma vie. À bientôt donc. Et que Vacquerie vienne avec vous. Nous aurons Ernest Lefèvre. Que tout ce grand bonheur aille et vienne de vous à nous. Nous vous aimons bien.

V. H.[2]


À Paul de Saint-Victor.


Guernesey, 5 sept. 1878.

Ma masure est pleine, et plus que pleine, et d’ailleurs inhabitable pour un hôte tel que vous, mon admirable et cher ami. Mais, c’est égal, venez, vous vous logerez sans peine aux environs, et je vous offre la table, matin et soir ; nous déjeunerons et dînerons ensemble, et ce sera parfait. Venez, je vous en prie. Amenez votre belle et charmante fille. Nous serons tous heu-

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.