Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/81

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À Alfred Barbou.


28 avril 1880.

Monsieur, ce que vous entreprenez est bon et utile. Faites[1].

Ce que nous disons du christianisme ne touche pas Jésus-Christ. Jésus-Christ s’est donné pour fils de Dieu, comme nous tous, mais pour Dieu jamais. Les constructeurs, les bâtisseurs, les faiseurs sont venus ensuite : ils ont défiguré son œuvre. Jésus-Christ est un diseur de vérités, non un arrangeur de mensonges. — Au dix-huitième siècle, ce que Jésus-Christ avait commencé, Voltaire l’a continué. Paix et bonheur aux hommes, au grand apôtre a succédé le grand philosophe.

C’est ainsi que marche l’humanité.

Je vous félicite, votre travail va au but, je vous serre les mains.

Victor Hugo[2].


À Madame Caroline Franklin-Groult[3].


12 mai 1880.

Ce puissant esprit, ce grand cœur a disparu, madame, nous ne le voyons plus, mais il est toujours là. Pleurons, et espérons.

Invisible, mais présent.
Victor Hugo[4].


À Paul de Saint-Victor.


7 juin.

C’est un magnifique livre[5], je le lis lentement, comme je vous l’ai promis, mais je le relirai souvent.

Faites-moi la grâce de venir, avec votre charmante fille, dîner avec moi jeudi prochain 10 juin.

Vous voir est bon, doux et charmant.

V. H.[6]
  1. Alfred Barbou venait de publier Les grands citoyens de France. — Victor Hugo.
  2. Maison de Victor Hugo.
  3. Après la mort de Flaubert.
  4. Archives Spoelberch de Lovenjoul.
  5. Eschyle.
  6. Collection Paul de Saint-Victor.