Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/85

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de la belle saison tout ce qui en reste, ici nous ne pourrons que vous aimer. Nous vous embrassons tendrement. Mon Georges, ma Jeanne, jouissez de votre enfance, et faites aussi deux choses que vous avez à faire : travailler un peu, penser à moi beaucoup.

Nous embrassons nos deux enfants, nous vous embrassons, chère Alice. Mes amitiés à Lockroy[1].


À François Coppée.


20 octobre 1880.

Cher confrère, je viens d’entendre vos vers, si bien dits par M. Got. Je ne veux pas me coucher sans vous avoir écrit. Je suis charmé et attendri ; charmé par votre puissance, attendri par votre souvenir.

Victor Hugo[2].


Au Comité chargé d’élever un monument à Flaubert[3].


[Novembre 1880.]
Cher confrère,

Toutes les hautes passions, aucune passion inférieure, c’était là Flaubert, ce grand cœur, ce noble esprit.

J’accepte ce que vous voulez bien m’offrir, et je presse toutes vos mains cordiales.

Victor Hugo[4]..


À la ville de Besançon.


Décembre 1880.

Je remercie mes compatriotes avec une émotion profonde. Je suis une pierre de la route où marche l’humanité, mais c’est la bonne route.

  1. Maison de Victor Hugo.
  2. Jean Monval. — Victor Hugo et François Coppée. Revue Hebdomadaire.
  3. Victor Hugo avait accepté la présidence de ce Comité qui lui fit demander par Ivan Tourgueneff quelques lignes sur Flaubert afin de donner un nouvel essor à la souscription.
  4. Brouillon relié au manuscrit des Documents, Actes et Paroles. Depuis l’exil. — Bibliothèque Nationale.