Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/90

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À Gambetta.


Samedi 5 novembre 1881.
Cher grand Gambetta,

On m’apprend que vous êtes mon voisin. Je trouve cela tout simple, et vous trouverez certainement tout simple aussi de venir dîner avec moi mardi. Vous trouverez mon vieux cœur toujours le même.

Victor Hugo[1].


1882.


À Madame Pelleport.


Madame,

J’aimais votre fils. Je dis mieux, je l’aime. Il existe toujours pour moi, la mort n’est qu’une absence de la terre ; le monde est à l’âme ; l’éternité admet l’immortalité. Nous reverrons votre fils ; nous reverrons ce grand cœur, ce noble esprit, cette heureuse et généreuse figure de tout ce qui est honnête et bon. Pleurons-le ici-bas, sourions-lui là-haut.

Je suis à vos pieds. Madame.

Victor Hugo[2].


À Jules Simon[3].


H.-H., 10 avril 1882.
Mon éloquent et cher confrère,

Non, je n’ai pas eu votre livre. Je le réclame, je l’attends, et puisque vous me permettez de le vouloir, je le veux. Vous me l’avez dédié, maintenant il faut me le donner.

  1. Le Temps, 24 mai 1885.
  2. Lettre reproduite en tête de : Tous les amours. Adolphe Pelleport. — La date est incertaine ; peut-être s’agit-il du premier anniversaire de la mort de Pelleport.
  3. Inédite. — À propos de son livre sur La Peine de mort. Il y eut de ce livre trois refontes : en 1869, une plaquette : La Peine de mort ; au début de 1882 : Trois condamnés à mort, même ouvrage, mais plus développé et dédié à Victor Hugo : Hommage d’une vieille et respectueuse amitié ; et enfin : L’Affaire Nayl publiée en 1883.