Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., En voyage, tome II.djvu/162

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Louviers, 11 septembre, midi.

Voici la grosse lettre dont je te parlais[1], mon Adèle, dans mon billet du Havre. Ne la lis pas, car je serai à Paris presque en même temps qu’elle. Je vais voir la châsse de Saint-Taurin, et je serai près de toi le 14, Jeudi. Je suis comme cloué dans ce maudit Louviers, les diligences passent bien, mais pleines. En voilà trois qui se moquent ainsi de moi.

À jeudi donc, mon Adèle bien-aimée. À jeudi, vous tous que j’aime tant, mes chers petits enfants, ma Didine, ma Dédé, et mes deux bons petits lauréats, Toto et Charlot, que je baiserai bien pour leurs prix. — Dis à ton père combien j’aurai de joie à le revoir. Je l’embrasse ainsi que toi. Mille baisers. À jeudi.

  1. Celle de Dieppe, 8 septembre.