Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., En voyage, tome II.djvu/202

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Départ. La tempête de la nuit a jeté la Reuss hors de son lit, dévasté deux villages et détruit la route de Fluelen à Altort que j’avais traversée la veille en omnibus. — Arbres déracinés tout le long du chemin ; temps charmant d’ailleurs, route admirable, tantôt un vieux pont de bois couvert, du seizième siècle, sur un torrent, tantôt un monastère sur la cime d’un rocher, tantôt une cascade. Villages vivants, route animée, foire, chars de verroteries qui font étinceler les yeux des jeunes filles. Paysans cheminant par troupe en chantant des psaumes. — La rivière arrache la brèche presque partout et laisse le calcaire à nu. — Intlibuch, situation charmante dans les ravins, les torrents et les collines.