Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Philosophie, tome I.djvu/105

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M. de Talleyrand disait il y a un an, à une époque où l’on parlait beaucoup trilogie en littérature : -Je veux avoir fait aussi, moi, ma trilogie ; j’ai fait Napoléon, j’ai fait la maison de Bourbon, je finirai par la maison d’Orléans.


Pourvu que la pièce que M. de Talleyrand nous joue n’ait en effet que trois actes !


Les révolutions sont de magnifiques improvisatrices. Un peu échevelées quelquefois.


Effrayante charrue que celle des révolutions ! ce sont des têtes humaines qui roulent au tranchant du soc des deux côtés du sillon.


Ne détruisez pas notre architecture gothique. Grâce pour les vitraux tricolores !


Napoléon disait : Je ne veux pas du coq, le renard le mange. Et il prit l’aigle. La France a repris le coq. Or, voici tous les renards qui reviennent dans l’ombre à la file, se cachant l’un derrière l’autre ; P- derrière T-, V- derrière M-. Eia ! vigila, Galle !


Il y a des gens qui se croient bien avancés et qui ne sont encore qu’en 1688. Il y a pourtant longtemps déjà que nous avons dépassé 1789.


La nouvelle génération a fait la révolution de 1830, l’ancienne prétend la féconder. Folie, impuissance ! Une révolution de vingt-cinq ans, un parlement de soixante, que peut-il résulter de l’accouplement ?