Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Philosophie, tome I.djvu/138

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


est comme le nuage qui change de forme et de route selon le vent qui le pousse. Et l’on rit de les voir juger les choses éternelles du haut de la philosophie humaine, ainsi que des malheureux qui graviraient péniblement au sommet d’une montagne pour mieux examiner les étoiles.

Ceux qui apportent aux nations enivrées par tant de poisons la véritable nourriture de vie et d’intelligence, doivent se confier en la sainteté de leur entreprise. Tôt ou tard, les peuples désabusés se pressent autour d’eux, et leur disent comme Jean à Jésus : Ad quem ibimus ? verba vitae aeternae habes. « A qui irons-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. »