Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu/278

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Ma muse, égarant son essor,
Ose aux noms profanés qu’un vain orgueil proclame,
Mêler ce chaste nom, que l’amour dans mon âme
A caché, comme un saint trésor,


Il faudra que le chant de mes hymnes fidèles
Soit comme un de ces chants qu’on écoute à genoux
Et que l’air soit ému de leurs voix solennelles,
Comme si, secouant ses invisibles ailes,
Un ange passait près de nous !


1823