Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu/322

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Des beaux songes du ciel aux doux rêves d’amour.

« Mais mon haleine en vain ternit la vitre humide !
Ô vierge, crois-tu donc que, dans la nuit perfide,
La voix du sylphe errant cache un amant trompeur ?
Ne me crains pas, c’est moi qui suis faible et timide
Et si j’avais une ombre, hélas ! j’en aurais peur. »

Il pleurait. — Tout à coup, devant la tour antique,
S’éleva, murmurant comme un appel mystique,
Une voix… ce n’était sans doute qu’un esprit !
Bientôt parut la dame à son balcon gothique ; —
On ne sait si ce fut au sylphe qu’elle ouvrit.


1823.