Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome I.djvu/649

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Dieu brûla ces mornes campagnes.
Rien ne resta debout de ce peuple détruit,
Et le vent inconnu qui souffla cette nuit
Changea la forme des montagnes.

XI

Aujourd’hui le palmier qui croît sur le rocher
Sent sa feuille jaunir et sa tige sécher
À cet air qui brûle et qui pèse.
Ces villes ne sont plus ; et, miroir du passé,
Sur leurs débris éteints s’étend un lac glacé,
Qui fume comme une fournaise !


1er novembre 1828.