Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome VII.djvu/139

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Ces passants et ces passantes
Éveillaient mon grondement.
Mes branches sont plus cassantes
Qu’on ne croit communément.

Ces belles, qu’on loue en masse,
Erraient dans les verts préaux
Sous la railleuse grimace
De Tallemant des Réaux.

Le héros, grand sous le prisme,
Était prudent et boudeur,
Et mettait son héroïsme
À la chaîne en sa grandeur.

Dans la guerre meurtrière,
Le prince avait le talent
D’être tiré par derrière
Par quelque Boileau tremblant.

La raison d’état est grave ;
Il s’y faisait, par moment,
De crainte d’être trop brave,
Attacher solidement.


III


J’ai vu comment, d’une patte,
En ce siècle sans pareil,
On épouse un cul-de-jatte,
Et de l’autre, le soleil.