Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome VII.djvu/78

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Leurs instincts ne sont point volages.
Les mains ouvertes, en rêvant,
Toutes contemplent des feuillages
De bank-notes, tremblant au vent.

On a ces belles, on les dompte,
On est des jeunes gens altiers,
Vivons ! et Ton sort d’Amathonte
Par le corridor des dettiers.

Dans tel et tel théâtre bouffe,
La musique vive et sans art
Des écus et des sous étouffe
Les cavatines de Mozart.

Les chanteuses sont ainsi faites
Qu’on est parfois, sous le rideau,
Dévalisé par les fauvettes.
Dans la forêt de Calzado.


VII


Sue un rouble par chaque pore,
Sinon, porte ton cœur plutôt
Au tigre noir de Singapore
Qu’à Flora, qu’embaume Botot.

Femme de cire, Catherine,
Glacée, et douce à tout venant,
S’offre, et d’un buste de vitrine
Elle a le sourire tournant.