Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/186

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mais l’homme est un nigaud que la femme ensorcelle,
hein, mam’zelle Lison ?


Lison.

Dites mademoiselle
Lisa.
à part.
Grossier pain bis, va !


Harou.

Convenablement,
je suis moins que mari, mais je suis plus qu’amant.
Un baiser.
Il s’approche. Elle le repousse vivement.


Lison.

Jamais !
Harou, éclatant de rire.
Oh ! Jamais !
Il regarde à une grosse montre d’argent qu’il a sous sa blouse.
çà, je babille.
Il faut vous habiller. Il faut que je m’habille.
Lison, le regardant de côté.
Je crois que pour cravate il a sa corde à puits.


Harou.

Faire un brin de toilette est nécessaire, et puis,
vous, pendant ce temps-là, ma-de-moi-selle-Lise,
avec un clin d’œil.
— est-ce ça ? --parez-vous. Puis, en route, à l’église,
gens de la noce ! --et puis, ce soir,
avec un geste galant qui l’effarouche.
Plus de fichu !
Il fait claquer son fouet. Il escalade le sentier, rejoint la
route d’en haut,
remonte dans la charrette et s’assoit sur le fumier. Il crie.
Je vais venir vous prendre en ma voiture. --hu !