Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/215

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Gallus.

Sur ce plat de vermeil ?
Oui. C’est quelque galant, moins innocent que l’autre,
qui veut plaire.
Gunich, s’approchant de la fenêtre et montrant le jardin.
En ce parc, dessiné par Lenôtre,
tous les matins on joue une aubade.
Gallus
oui. Très haut.
C’est encore un galant quelconque. Un peu bien sot.
Car c’est à la Vénus qu’il offre la diane.
Gunich, continuant.
Quelqu’un tous les jours donne un bouquet.


Gallus.

Qui se fane.
Gunich, continuant.
Un écrin, un concert, et monseigneur le sait.


Gallus.

Je sais encor ceci qu’on ne sait pas qui c’est.
Ces trois bergers masqués et muets me font rire.
Personne ne connaît leurs noms.


Gunich.

Personne, sire,
excepté moi.


Gallus.

Tu dis ?…


Gunich.

Excepté moi.


Gallus.

Tu crois
les connaître ?