Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/104

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Le matin, les vapeurs, en blanches mousselines,
Montent en même temps; à travers les grands bois,
 
De tous les ravins noirs, de toutes les collines,
De tous les sommets à la fois!

Un jour douteux ternit l'horizon; l'aube est pâle;
Le ciel voilé n'a plus l'azur que nous aimons,
Tant une brume épaisse à longs flocons s'exhale
Du flanc ruisselant des vieux monts.

On croit les voir bondir comme au temps du prophète,
Et l'on se dit, de crainte et de stupeur saisi:
O chevaux monstrueux! quelle course ont-ils faite,
Que leurs croupes fument ainsi?

Cauterets, 27 août.

VIII Seigneur,