Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/301

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Aux heures où le ciel est noir, où l'astre est clair,
Lorsque les visions de, nuit flottent dans l'air "
Comme ces tourbillons qui "vont le long des grèves,
Quand les hommes sont lourds dans leur lit plein de rêves,
Dieu leur ouvre, l'oreille et leur parle. tout. bas.
Il leur dit ce qu'il faut qu'ils sachent de quel pas
Le juste doit marcher dans l'ombre de la vie.;
Grand, éviter l'orgueil, et petit, fuir l'envie.
Oh! tressaillez, vous, tous, qu'avertit cette. voix!.
Écoutez-la bien! Dieu ne,parle qu'une fois ,
Et ne répète point les choses qu'il a dites.

C'est la voix que jadis,"tremblants, vous entendîtes,
O prophètes! esprits qui songiez au désert!

Et c'est tantôt la foudre, et tantôt un concert.