Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/240

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Tais-toi !

ADOLPHE
Madame, ayez pitié ! J’ai le cœur plein d’effroi !
Laissez-vous adorer ainsi qu’une madone !
Si tu savais ! je sens ma tête en feu. Pardonne !
Oh ! laisse-moi mourir à tes pieds !

ANTOINETTE
Dans mes bras !

LE DIABLE
J’ai cru que le crétin ne s’en tirerait pas.
Il ne savait d’abord pas un mot de son rôle.
On entend un bruit de baiser.
Rêvant et riant.
Sans nous le monde est bête, avec nous il est drôle.
 

II IDYLLE


Un bois.

LISE
Puisque votre regard m’apparaît dans l’aurore,

ALBERT
Puisqu’en vos yeux je crois voir une étoile éclore,

LISE
Puisque je veux rester et fuir quand je vous vois,

ALBERT
Puisqu’une lyre est moins douce que votre voix,

LISE
Puisqu’à vos pieds les cœurs font des battements d’ai