Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/248

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La campagne me plaît à cause des oiseaux.

Ecoutons-les chanter.
Moi, l’âme épanouie,
J’écoutais. —
— Les oiseaux, dit-elle, ça m’ennuie.
Jouons.
— Aux cartes ?
— Non.
— A quoi ?
-Je hais le jeu.
Causons. Le jaune est laid, je préfère le bleu.
— Je suis de ton avis.
— Toujours dans les extrêmes !
— Le bleu, dis-je, c’est beau.
— Pourquoi ?
-D’abord, tu l’aimes.
Ensuite, c’est le ciel.
Mais le jaune ; `c’est l’or :
— Va pour le jaune.
— Il est de mon avis encor !
C’est assommant !
-Faisons la paix.
— Je te pardonne.
Un autre jour :
— Ami, viens, je me sens très bonne,
Le temps est beau, sortons à pied. —
Comme j’offrais
Mon landau :
-Non, dit-elle, il faut, par ce vent frais,
Marcher, rôder, courir au bois à l’aven