Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/266

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Je ris comme un coffre,
Je bois comme un trou.
Q Satan ! je m’offre
A toi pour un sou !

22 avril 1847.

IV L’oiseau passe



     L’oiseau passe
     Dans l’espace
Où l’amour vient l’enflammer ;
     Si les roses
     Sont des choses
Faites exprès pour charmer,
Le ciel est fait pour aimer.

     L’oiseau vole,
     Et console
Le désert et la maison,
     Et les plaines
     Et les chênes
Écoutent, quand sa chanson
Va de buisson en buisson.

     Hymne et flamme,
     Il est l’âme
Du bois, du pré, de l’étang,
     Des charmilles,
     Et des filles
Que dès l’aurore on entend
Ouvrir leur porte en chantant.

5 septembre 1861, Guernesey.