Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/277

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lève,
Fanchon dont l’œil dit : me voilà !
Tralalala, tralalala,
Ne valent pas celle qui rêve.
Trala
La la.

XII CHANSON DE BORD


Marin, l’onde est une femme.
Crains le sable, crains la lame,
Crains le rocher.
C’est vers Pluton que tu vogues.
Les flots sont — les bouledogues —
Du noir boucher.

La Bourrasque, pâle et nue,
Traîne un linceul dans la nue,
Disent les vieux.
La place des yeux est vide
Sous son grand crâne livide
Et pluvieux.

Dès qu’on est dans cette écume,
On a comme un bruit d’enclume
Dans le tympan
La vague saute sur l’homme ;
Le vent se comporte comme
Un chenapan.
 
Qui s’en tire gagne un quine..
La mer est une coquine,
Disent les v