Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/382

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


3/6 LES MANUSCRITS DE TOUTE LA LYKE. XIX. A UN ENFANT.

Les deux marges de ces deux feuillets sont remplies en tous sens et si surchargées de signes et de renvois que Victor Hugo , pour s’y reconnaître , a dû numéroter les ajoutés.

Il n’y a cependant qu’un passage rayé en croix et, sur cette croix, on lit : Remplacé par oo. Ce signe indique en effet la répétition du passage, augmenté de quatre vers. "Vbici le premier jet :

Ce rayon n’a duré que le temps d’un éclair. Mais elle a ^andil Dieu brille en son regard clair. L’albâtre laisse voir la lumière immortelle. . . XXII. X DEUX ENNEMIS AMIS.

Un signe intervertit les deux derniers mots du titre qui était d’abord : A deux amis ennemie.

Voici comment se présente la première version avec ses lacunes : un blanc est ménagé entre le quatrième et le cinquième versj puis le texte continue jusqu’au quatorzième vers ; à partir de là, un carré de papier, collé par des pains à cacheter et contenant le texte publié, cache ce passage rayé : TJous dont la bouche, au gré de nos âmes conquises, Dévide l’écheveau des paroles exquises, Lie^-vous l’un à l’autre avec ces chaînes d’or. Puis, après un blanc destiné à recevoir les rimes manquant : Uoje^-vous, parle^-vom seulement un in fiant. Et vous vous comprendre^ ; vous le deve^, étant Toi (*) toi, la grâce infinie ’^' ;

Si tout se comprenait, tout serait harmonie, H/Ias ! et le chaos n’eff qu’un malentendu. dans la nuit

Eaisse^-moi seul dans l’ombre ok je me sens mordu Tantôt par la vipère et tantôt par l’hjène, et me débattre

Eutter, c’eB mon deflin, avec la sombre haine. Que je sois seul saignant. . .

Quatre ajoutés en marge donnent la version définitive et reproduisent le texte contenu sous les ratures.

Après ce manuscrit, vient un fragment de brouillon de lettre à l’un des «ennemis amis» ; on le lira page 480 ; il nous aidera à éclairer ce point d’histoire littéraire. (1) Le manuscrit laisse un espace en blanc <*) Ces vers et les cinq suivants sont rayés entre les deux mots. au deuxième feuillet. à