Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/177

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Malheur aux mosquées,
Aux portes des rois,
Aux tours attaquées
La nuit par des voix !

L’essaim d’hirondelles
Fuira de leur front ;
Les battements d’ailes
S’évanouiront.

On verra des rides
Aux murs blancs de chaux,
Et les chambres vides
S’empliront d’échos.

Que les Babylones
Et que les Memphis ;
Dressent des colonnes
Comme des défis ;

Qu’on fasse une ville
A triple fossé ;
Que tout soit servile
Ou soit terrassé ;

Que le roi barbare
Sorti des limons,
Mette une tiare.
De tours sur les monts ;

Sur les lois qu’il foule
Il luit, foudroyant ;
Il règne ; et la foule
Demande, en voyant