Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/27

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LES CHÂTIMENTS==


Rester où nous sommes !
Non ! puisque ces hommes ;
Tes fils, Liberté ;
Ne sont que des femmes,
Relever les âmes
C’est ma volonté.

Puisque tout s’écroule,
Puisque cette foule
N’est, sous ce pouvoir,
Que poussière et sable,
Être formidable
C’est le grand devoir.

La loi n’est pas morte,
La justice est forte,
On est nation,
Dieu pensif approuve ;
Tant qu’Une âme cotive
L’indignation.

Il est nécessaire,
Quand tout est misère,
Opprobre, douleur,
Torpeur, frénésie,
Que la poésie,
Cette plaine en fleur,