Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/367

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Quand... au milieu de la nuit,
Surpris par un mari chez une belle, Horace
S’enfuit, en laissant choir ses grègues sur sa trace,
Et conte l’aventure à son valet mignon
Dans des vers que Boileau lisait à Lamoignon,
Il ne se doute pas, en riant avec Dave,
Lui, le sage, qui traite en ami son esclave
Et qui parle en égal à Jupiter tonnant,
Il ne se doute pas qu’il touche en badinant
Au problème insondé de l’homme et de la femme ;
Qu’il est des droits profonds que l’avenir réclame ;
Que tout marche, et qu’un jour l’inquiet genre humain,
De l’amour mieux’ compris faisant sortir l’hymen,
Osera secouer la vieille chaîne noire
Du coeur, libre d’aimer comme l’esprit de croire.

LVI Quand le soleil d’avril rit