Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/391

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LXXII GUITARE


Vous avez, madame, une grâce exquise,
Une douceur noble, un bel enjouement,
Un regard céleste, un bonnet charmant,
L’air d’une déesse et d’une marquise.

Vos attraits piquants, fiers et singuliers,
Dignes des Circés, dignes des Armides,
Font lever les yeux même aux plus timides
Et baisser le ton aux plus familiers.

La nuit, quand je vois, dans les cieux sans voiles,
Les étoiles-d’or, mon coeur songe à vous ;
Le jour, jeune belle aux regards si doux,
Lorsque je vous vois, je songe aux étoiles.

30 septembre 1844.