Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XV.djvu/18

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Lesuire, prétendant lui faire aussi son don,
Crie avec un ton d’arrogance :
« C’est moi qui composai le Nouvel Univers,
« Que devant moi tout s’incline en silence !
« Je veux que ce phénix ignore la cadence,
« Et, qu’héritier de ma sèche abondance,
« Il dise toujours peu, mais en beaucoup de vers. »


À cette muse encore non éclose
Chaque rimeur donna quelqu’un de ses travers.
Enfin la séance fut close.

Le fruit de tant de soins parut bientôt au jour,
Qu’était-ce ? Devinez… Mais encor quoi ?… Baourt[1].


  1. Si je ne dis rien de nouveau au lecteur, il me pardonnera d’abord à cause de la faiblesse de mon âge et de mon esprit, et ensuite en raison du peu de temps que j’ai mis à composer cette pièce qui a été l’ouvrage d’une seule nuit, celle du 14 septembre 1816. (Note de Victor Hugo.)