Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/271

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— Voilà pour votre souper.

Michellc Fléchard prit le pain de sarrasin, ne répondit pas, ne tourna pas la tête, et continua de marcher.

Elle sortit du village. Comme elle atteignait les dernières maisons elle rencontra trois petits enfants déguenillés et pieds nus, qui passaient. Elle s’approcha d’eux et dit :

— Ceux-ci, c’est deux filles et un garçon.

Et voyant qu’ils regardaient son pain , elle le leur donna.

Les enfants prirent le pain et eurent peur.

Elle s’enfonça dans la forêt.