Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/481

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officier commandant le repos d’armes à six cents grenadiers. Ils se retirèrent sans que l’ennemi eût soupçonné leur présence.

P. 94. Petit-Prince sauvé par Coquereau.

Au carrefour des Cinq-Chemins, Petit-Prince, avec quatre hommes, veut attirer les troupes républicaines pendant que les chouans sont cachés plus loin dans les genêts ; il monte avec ses quatre hommes sur un talus, et après avoir fait mettre double charge de poudre et remplir de gravier le canon des fusils[1] il tire ; les troupes républicaines foncent, Petit-Prince a une blessure à la tête, Coquereau survient, met en déroute les troupes républicaines et fait transporter Petit-Prince à la métairie de la Surfinière où il guérit.

P. 105. Le Murat chouan.

Il s’agit de Francœur qui, au milieu d’une grêle de balles, ne reçut pas une blessure, et montrait la même intrépidité dans tous les combats. Victor Hugo a utilisé ce nom, mais il en a fait un abbé et un des combattants de Lantenac.

P. 113. Très beau combat.

À la Butte-de-Terre, caché dans le petit bois de la Heureuserie, avec dix hommes, Francœur engage le combat contre trois cents républicains ; de part et d’autre on ne reculait pas, les républicains gardaient une contenance fière, mais le feu meurtrier des chouans les força à la retraite.

P. 125. Quatorze cantonnements républicains détruits en un Jour.

Jambe-d’Argent vainqueur dans quatorze combats sans avoir perdu un seul homme. Nous avons noté plus haut que Victor Hugo avait signalé le fait.

P. 128. Fête de la Gerbe.

Nous en avons parlé plus haut et Victor Hugo y fait allusion page 161.

P. 140. Détails curieux.

Tant que dura la chouannerie, deux jeunes paysans de la paroisse de Changé, Pierre et Jean Lefèvre, ne manquèrent jamais d’entrer toutes les semaines dans la ville de Laval, parce qu’ils voulaient être confessés seulement par leur ancien curé. Ils choisissaient la nuit et pénétraient dans la ville en passant par-dessus des murs de jardins. Ils avaient des habits de mendiants et suivaient nu-pieds le lit d’un ruisseau pour qu’on ne vît pas la trace de leurs pas près de l’enceinte de Laval. Le jeune Denys dit Tranche-Montagne s’habillait en femme pour aller à la comédie à Laval, où la salle n’était remplie que de patriotes et de militaires[2]

P. 145. Poste fortifié de Morannes.

P. 176. L’émigré et Jambe-d’Argent.

Un gentilhomme émigré habitait dans ses terres, protégé par ses fermiers qui étaient des chouans. Jambe-d’Argent, averti de cet abus, pénétra chez le gentilhomme au moment où il dînait avec plusieurs chefs royalistes et des dames de sa famille. Il lui fit une remontrance. Le gentilhomme répondit par une injure. Jambe-d’Argent lève son sabre sur le provocateur, mais il est retenu par son frère et, sans regarder l’homme qui le contient, il lui assène un coup sur la tête. Il s’aperçoit que c’est son frère ; désespéré, il l’emmène et abandonne sa vengeance.

P. 179. Fromentières.

Troupe appelée compagnie de Fromentières (arrondissement de Château-

  1. Ce détail a été utilisé par Victor Hugo.
  2. Ce dernier détail est reproduit page 161.