Page:Hugo - La Fin de Satan, 1886.djvu/27

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Antres noirs du passé, porches de la durée
Sans dates, sans rayons, sombre et démesurée,
Cycles antérieurs à l’homme, chaos, cieux,
Monde terrible et plein d’êtres mystérieux,
O brume épouvantable où les préadamites
Apparaissent, debout dans l’ombre sans limites,
Qui pourrait vous sonder, gouffres, temps inconnus !
Le penseur qui, pareil aux pauvres, va pieds nus
Par respect pour Celui qu’on ne voit pas, le mage,
Fouille la profondeur et l’origine et l’âge,
Creuse et cherche au-delà des colosses, plus loin
Que les faits dont le ciel d’à présent est témoin,